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le petit peuhl

entre les lignes de mes écrits, trouvez vous!

01 mai 2007

Les mutilations genitales féminines

Pratiques séculaires et surtout rituelles qui ont une importance certes dans la vie culturelle de nos sociétés africaines, les mutilations génitales féminines sont de plus en plus contestées depuis plus d’une vingtaine d’années en Afrique, du fait que leurs rôles, dans la dégradation de la santé des femmes est de plus en plus établi par la communauté scientifique au niveau continental et même international.

En Afrique, dans plusieurs pays ayant ratifiés la convention africaine des droits de l’Homme et de la personne, l’excision et l’infibulation sont encore pratiquées et continuent à peser dangereusement sur la santé de plus de 120 Millions de femmes en Afrique; chiffre qui représenterait plus du tiers de la population féminine africaine selon le Groupe des femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes (GAMS).

L’on dénombrerait deux sortes de mutilations génitales sur le continent:
L’excision qui est une pratique qui consiste à  l’ablation d’une partie plus ou moins importante du clitoris et des petites lèvres, et l’infubilation qui est en plus d’être une excision, est une ablation des grandes lèvres dont les deux moignons sont suturés bord à bord. La vulve est remplacée par une cicatrice fibreuse, l’ouverture vaginale disparaît pour laisser la place à un minuscule orifice.

Dans tous les cas, l’on sait que ces deux pratiques sont toujours exercées en Afrique et représentent pour la femme une véritable action d’intégration dans la société ou ces pratiques existent depuis des millénaires. Plusieurs arguments sont portés pour  justifier tant bien que mal l’excision. Parmis les plus infondés, on retrouve le contrôle de la sexualité chez la femme, la chasteté ou encore le besoin de garder leurs virginités jusqu’au mariage, gardant ainsi leurs familles respectives de la honte .
Dans les pays occidentaux comme la France, la grande Bretagne, la Hollande ce sont les familles immigrées qui pratiquent le plus souvent l’excision. En France, des actions en justice ont été à maintes reprises engagées contre des exciseuses spécialement «déplacée » pour faire le travail.
Nombreuses sont les filles qui souffrent de ces traumatismes ou ont des complications et voir même des décès pendant leurs couches.


Souvent pratiquées par des personnes d’un certain âge qu’on appelle les « exciseuses », l’excision ou l’infubilation sont souvent pratiquées par des instruments souillés, non stérilisés qui sont le plus souvent vecteurs de maladies comme le VIH-SIDA ou le Tétanos.

Des voix ont d’ailleurs plaidés un moment pour la professionnalisation de la pratique pour limiter les dégâts. Plaidoyer que les associations de défense des droits des femmes ainsi que les associations corporatives ont rejettés, arguant une certaine “légalisation de la profession” alors qu’elle est  pratiquée de nos jours dans plusieurs pays africains comme  au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, en République Centrafricaine, en Côte d’Ivoire, en Gambie, au nord du Ghana, en Guinée, en Guinée Bissaü, au Kenya, au Mali, en Mauritanie, au Nigeria, en Ouganda, au Sénégal, en Sierra Leone, en Tanzanie, au Togo, au Tchad. et selon le Groupedes femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants, l’infibulation est pratiquée dans la corne de l’Afrique comme , l’Ethiopie, l’Erythrée etc.

La question des mutilations génitales féminines relance carrément le débat sur la nécessité de maintenir cette pratique dans nos sociétés qui sont les fruits d’un héritage anté- islamique, contrairement à ce que nombre de personnes croient. Dans aucune partie du saint Qu Oran, il n’est mentionné que l’excision est une pratique religieuse .
Ce débat relance aussi sérieusement la question de la condition des femmes dans nos sociétés et requiert une réflexion profonde afin d’adapter nos valeurs culturelles à nos besoins de santé publique  et d’épanouissement.
Les plus pratiques et  écoutés du débat sur l’excision prônent un maintien des rituels et la suppression des mutilations, car en Afrique, il ne faut pas l’occulter, l’excision est une étape essentielle dans l’éducation de la jeune fille. Cette période représente un stage au cours du quels les jeunes filles, en contact avec plusieurs de leurs camarades, apprennent des valeurs essentielles comme le sens de la famille, l’honnêteté, le devoir et elles connaissent mieux leurs devoirs  de mère.

La polygamie, l’excision, le mariage forcé et précoce sont aujourd’hui mis sur la table par les africaines elles mêmes qui représentent plus de la moitié de la force de production dans nos sociétés africaines.

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Le Pétrole guinéen rate son premier exam !

chers amis,

Chers amis lecteurs, les jours passent, mais, ne se ressemblent pas, à l’Assemblée nationale aussi, les sessions passent, mais n’ont pas le même déroulement.
Le choc a été dur et surtout amer pour nos nombreux députés qui avaient retroussés les manches pour opérer la plus grande partouze financière que notre pays ai jamais connu.
Sur instruction du Premier Ministre (aux dépens d’ailleurs d’un vice de procédure) le gouvernement a décidé de retirer les deux textes soumis à examen et relatifs à la CBK ainsi qu’à la concession pétrolière accordée à Hyperdynamic, à traver sa filiale SCS corporation.

Comme une sentence, le couperet est tombé ! les intérêts coupés avec ! la cupidité décapitée ! nos députés tapent sur la table, se rébiffent, mais NIET, NOWAY, les textes doivent être révisé et le Pétrole ne se partage pas de la sorte. Sauf peut-être le « KARASSINI » des lampes tempêtes de nos pauvres maman qui se démerdent chaque soir pour illuminer notre misère nocturne.
Fin de parcours (ou du moins de la course) pour hyperdinamics, sa filiale SCS ainsi que  sa filière parlementaire.

Dès le lendemain, le bureau de l’Assemblée nationale tape sur la table et crie au vice de procédure, tout en rappelant les textes régissant les rapports entre l’exécutif et la représentation nationale.
Une façon de tenter une sortie honorable. Ah ! nos honorables députés, la sortie sera bien plus cadencée en Juin lors des prochaines législatives !

Hyperdynamics, who is who ?

Cette société de droit texan, a été créée en 1996. Cotée à la bourse de New York sous le symbole  HDY, elle a atterri en Guinée  dans des conditions mystérieuses. Conditions que l’ancien ministre des mines de l’époque relate dans une interview accordée à notre confrère de guinée news « L'arrivée de Hyperdynamic en Guinée est l'aboutissement de la démarche de Joseph Delawa depuis 1995, pour mettre main basse sur le secteur des ressources en Guinée, le pétrole en premier lieu. Je peux dire que dans cette affaire, Hyperdynamic et la Guinée sont toutes deux victimes de l'escroquerie de Delawa »

C’est à croire d’ailleurs que cette compagnie pétrolière a été créée juste pour la Guinée. Toutes ses projections reposent essentiellement sur l’Offshore guinéen. Et pour cela, elle n’a pas hésité en bonne société texane à user des moyens les plus bas pour mettre la main sur plus de  28.000 m2 de notre pétrole national. La projetant  ainsi largement en tête - devant Total, Althani Corp, ou autre BHP Billiton- des sociétés se partageant le pétrole ouest africain.
Kent Paterson watt, Harry James Briers, Steven Plumb ainsi que leur vice-président pour la Guinée Famourou Kourouma (fils d’un ancien ambassadeurs à Washington), ont très bien négocié ce contrat, au point de s’octroyer la plus grande superficie pétrolière, jamais accordée à une société et le tout sous les bons hospices d’un certain joseph DELAWA, travaillant comme conseiller spécial du président sur les questions minières.

Joseph Delawa est selon des sources concordantes, venu en Guinée dans les années 90, à la faveur d’un voyage d’affaire relatif à l’acquisition de l’Hôtel de l’Indépendance. Découvrant que le secteur hôtelier n’est pas ce qu’il y a de plus enrichissant en Guinée, l’homme d’affaire d’origine mauricienne se découvre subitemment des compétences en matière de mines , au même titre qu’un Guido Santullo, Jean-Jacques Grenier, Rhoda Fawaf ou autres soldats de fortunes rodant dans notre pays.

La société ne tarde pas à faire parler d’elle, lorsque cette année, tout le staff fait le déplacement à Conakry, pour parapher avec le gouvernement de Fodé Bangoura le contrat leur octroyant l’Offshore guinéen. D’autres offshore, cette fois en termes de comptes bancaires ont certainement été à la base de ce bradage financier.
Pas étonnant d’ailleurs de retrouver des noms comme Aboubacar Somparé, Guido Santullo, Mady Soumah, Ousmane Sylla, Ahmed Tidjane Souaré, Chantal Colle … Quand vous entamer une procédure de recherche sur les siteweb financiers comme Edgar online (google) ou yahoo finance. Des  noms que l’on retrouve également sur tous les forums de spéculateurs de bourse.

De Sugar Land (Texas, siège de la compagnie), à London en passant par New York l’indice HDY se portait bien et de nombreux spéculateurs s’intéressaient  à cotation, il y a quelques jours.
Sur un forum de spéculateur, l’on voit même d’aucuns s’écrier « it’s the best deal of my life » entendez, c’est l’affaire de ma vie.
D’autres marquent la prudence en avançant que c’est « trop facile pour être pris au sérieux ». allez savoir pourquoi !
Kent Watts le patron de Hyperdynamic  lui-même ne dit-il pas «  qu’avec la plus grande concession pétrolière de l’Afrique de l’Ouest sa compagnie entend jouer un rôle de  premier plan » en prélude au Forum économique Africain qui s’est tenu au Fairmont Hotel , à Washington, D.C. en Octobre dernier.
Bah! Oui ! Qu’il me dise comment va t il s’y prendre avec 20 employés et seulement une hypothétique concession pétrolière sur la Guinée.

La malédiction du Pétrole …

Après les affres du blood diamonds, place au blood petrol, surtout que les Américains ont décidé de pomper 25% de leur consommation domestique en Afrique avant 2015.
Le coup de foudre avec le diable est entamé, et le premier acte a consisté à annoncer en Février dernier, la création de l’Africom, le nouveau commandement du Pentagone pour l’Afrique.
Bientôt les bases militaires, ainsi que les « boys » vont essaimer dans tous les pays puants le pétrole.
Gare aux chefs d’Etat récalcitrants ; l’on pourrait voir de plus près leurs taux de démocratie et au pire des cas les déclarer Persona non gratta en occident.
On aura tout vu dans ce monde ; c’est comme si le Lion traitait le loup de bête sanguinaire !
Avec 15% de la réserve mondiale de pétrole, les pays africains vont subir encore une fois les conséquences de leurs richesses et surtout, ses populations payeront les frais d’un partage mondial fait à leur insu.

Un proverbe africain ne dit-il pas que « quand tu découvres du pétrole dans ton jardin, referme vite le puit avant que le voisin s’en rende compte… ».

On est mal barré !!

Posté par le petit peuhl à 19:36 - mes coups de gueules - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 avril 2007

6 Avril 1994, la nuit est déjà tombée sur Kigali, au Rwanda, la région inter lacustre  d’Afrique encore appelée la région des milles collines.
Un Falcon 50 avec un équipage français amorce son atterrissage sur l’Aéroport international de Kigali avec à son bord des passagers VIP de premier plan:
Juvénal Habyarimana, président de la République du Rwanda.
Cyprien Ntaryamira, président de la République du Burundi.
De retour d’une Réunion à Dar es Salam sur invitation du Président Mwinyi, à l’époque, très actif alors à la recherche une solution au conflit Rwandais.
Pendant que l’avion s’apprête à atterrir, il est frappé de plein fouet par un des deux missiles tirés sur l’avion selon de nombreux témoignages.
De cet accident, il n’eût aucun survivant et ce fut le déclencheur du plus retentissant génocide de l’histoire de l’Afrique.
“Dans les heures qui suivent l'attentat, la Garde Présidentielle et les "Interahamwe" bouclent tous les quartiers de Kigali, dressent des barricades et commencent à exterminer les opposants hutus promis à des fonctions importantes dans les institutions de transition selon les accords d'Arusha, et entament ensuite le génocide”
Le génocide fera d’Avril à Juillet 1994, plus de 800.000 morts et plus de deux millions cinq cent milles déplacés. Une véritable catastrophe humanitaire à laquelle l’opinion internationale a assisté atterrée mais curieusement impassible.

Aujourd’hui, plus de 10 ans après cet épisode cauchemardesque de l’histoire de l’Afrique, les responsabilités ne sont toujours pas situées.
La semaine, dernière, le Gouvernement du Rwanda défrayait encore la chronique en annonçant la suspension de ses relations diplomatiques avec la France qu’elle accuse  d’avoir (ce qui n’est pas une Nouvelle d’ailleurs !) encourager le génocide de 1994.

Paul Kagamé, l’homme fort de Kigali, vient ainsi de remettre sur la table la nébuleuse question de la responsabilité du génocide Rwandais. Au moment où d’autres informations viennent aussi conforter sa propre responsabilité dans l’assassinat de Habiyarimana qui fut le déclencheur de “l’apocalypse”.

Après les séries de guerres au Congo, la rébellion Ougandaise et les troubles dans la région des “trois frontières, l’actualité des grands lacs sera encore une fois rivée sur le bras de fer entre Kigali et Paris.

Après dix ans, plusieurs points de vue  restent partagés dans  toutes les hypothèses avancées dans cet imbroglio juridico-politique.

1-    LA Communauté Internationale était avertie de la préparation d'un GENOCIDE principalement la France, la Belgique, les Etats-Unis ainsi que les Nations-unies.
2-    La responsabilité de Paul Kagamé n’est pas encore dégagée
3-    Le négationnisme est toujours d’actualité .

Le silence éloquent de la France !

Malgré quelques efforts consentis cette année qui ont permis de lever le secret sur quelques dossiers de la DGSE (services de renseignements français), la France semble toujours se cramponner à leur position de silence dans cette affaire

Dans un livre publié en 1996, Filip Reyntjens, un universitaire belge affirme que “les renseignements militaires belges et américains lui ont assuré que les missiles SAM-16 Gimlet qui ont abattu l'avion proviennent d'un lot saisi en février 1991 par l'armée française en Irak, lors de la guerre du Golfe, et acheminé en France.”

Selon Stephen Smith, journaliste à Libération au moment des faits et très proche des services de renseignement français, « l’attentat serait commis par le FPR avec une très probable participation d’un mercenaire français et il confirme la présence d’un commando français au lendemain de l’attentat pour récupérer les têtes de missiles, ainsi que la boîte noire de l’avion ».

Dans tous les cas, une chose est certaine, les troupes françaises étaient présentes à Kigali le 6 Avril 1994 et elles n’ont rien fait pour empêcher les massacres. Et mieux, le comportement déjà fuyant de la France à l'époque, ne plaide pas en faveur de son innocence totale.
Le porte-parole de la commission parlementaire française désignée en 1998 pour enquêter sur une éventuelle responsabilité de la France dans ce Génocide a livré un rapport qui, même s’il dédouane la France, condamne  « les dérives racistes de l'ancien régime rwandais soutenu jusqu'au bout par Paris alors que l'épuration ethnique avait commencé et que le génocide se préparait sous la protection française ».

La politique rwandaise de la France des années 90-93 a accru la coopération militaire avec le régime ethnocentriste de Kigali de l’époque. Et il est évident que la France n’a souligné nulle part, et ce publiquement les menaces de Génocide dans le pays.
Bref lorsque le Génocide se produisait et la France n’a rien mis en œuvre pour que cessent les massacres. Pas qu’elle seule d’ailleurs, mais la différence avec les autres est qu’ils ont tous demandé pardon aux victimes Rwandaises.

La Surdité des Nations unies et de la communauté internationale

La « défaillance » des nations unies a aussi été avancée comme sérieux handicap pour maîtriser les flux d’agressions dans les régions pendant le Génocide.
Nombre d’observateurs pensent que les forces onusiennes ont observé les massacres à quelques mètres de leurs camps.

Selon l’hebdonadaire Le Nouvel Observateur". N°1785. 21 au 27 janvier 1999. article de René Backmann, « les messages du chef des Casques bleus, le général Dallaire, à son chef Koffi Annan, notamment sur l'armement des Hutu et les préparatifs d'un génocide imminent, sont demeurés sans suite. Pis : l'assassinat de dix soldats belges a précipité le retrait des "soldats de la paix" et encouragé les tueurs à poursuivre leur besogne impunément. »
Les nations unies ne pouvaient ignorer ce qui se tramait au Rwanda dit Michel Ognier.
Et selon la Société pour les peuples menacés Koffi Annan aurait reçu 3 mois avant les massacres des informations précises sur le génocide prévu, qu'il a retenu, empêchant du même coup des interventions en vue de l'éviter. »

Les yankees, toujours fidèles à leurs politiques

Les Etats-Unis quant à eux opposeront leurs veto au déploiement d’une force d’interpositions pendant les massacres.
À cela s’ajoute l’héritage colonial belge que tous les historiens pointent  du doigt dans la constitution d’un Etat ethnocentriste.

Paul Kagamé , le Diable et ou le Sauveur ?

De plus en plus de témoignages confortent l’hypothèse de la participation de Paul Kagamé à l’attentat du 6 avril 94.
On sait d’un transfuge du FPR réfugié au Congo, qu’il aurait participé à une réunion à Bobo Djoulasso où l’on aurait décidé de la mort du Président Habiyarimana et pas plus tard que la 21 Novembre dernier, le Juge Bruguière soutenait que le Président Kagamè, ainsi que les membres de son Gouvernement seraient impliqués dans l’attentat du 06 Avril 1994.
Jean Loui Bruguière requière des poursuites au tribunal pénal international pour le Rwanda contre Paul Kagamé et ses proches dont le très célèbre Chef d’Etat major des armées James Kabérébé.
Peut être piqué au vif par ses accusations ou sentant que le juge antiterroriste français est tout près de la vérité, l’ancien Major Général au moment des faits et actuelle Président du Rwanda décide de suspendre les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda encourageant une manifestation antifrançaise dans les rues de Kigali la semaine dernière.
Bénéficiant de l’humanité présidentielle, Paul kagamé ne pourra concrètement être entendu qu’ à la fin de son mandat prévu en 2010.

Conclusion
En tout état de cause, ni le FPR, ni les Hutu extrémistes ou encore les responsables moraux que sont les pays comme la France, la Belgique, les Etats unis ne sont lavés de soupçons .
Le négationnisme persistant n’a souffert d’aucun dérangement avant Jean Louis Bruguière. Aujourd’hui plus qu’hier, les Rwandais et le monde entier en droit de connaître la vérité sur ce d’aucuns qualifient de « troisième génocide » de l’histoire de l’humanité.
Au jour d’aujourd’hui, les preuves s’amenuisent victimes de l’usure du temps. Il en est de même que les sites du génocide qui succombent peu à peu au climat tempéré des collines.
Les charniers doivent êtres exhalés, de même que la vérité des âmes des témoins. Pour qu’enfin les Rwandais retrouvent la paix ; celle du cœur.
Comme le dit le proverbe des milles colines,

"Dieu passe ses journées ailleurs, mais il rentre dormir au Rwanda"








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les nouvelles recrues de Kouyaté

Chers amis lecteurs,

Vous  aurez remarqué que depuis ma lettre au Président datant du 24 janvier 2007, bien de choses se sont déroulées et surtout beaucoup de sang a coulé, giclé et même séché maintenant. Beaucoup d’encre aussi a coulé sur la situation en Guinée.  L’une des victoires des syndicats a été d’attirer l’attention de la presque totalité des médias (exceptés les médias capitalistes comme CNN et autres qu’on a forcé à faire leur travail) sur le Goulag guinéen. Les plus grandes rédactions ont dépêché leurs meilleurs limiers sur les pistes imbues de sang du régime de Lansana Conté.
Mais depuis, le temps semble avoir changé, les velléités aussi et je crois même que le Président a suivi certaines de mes recommandations.
- Fallait pas obliger Babangida à venir jusqu’à Conakry quand même pour régler ce problèmes mon Général ! même au prix d’une nationalité guinéenne. Le pauvre, va faire comme beaucoup de Nigérians, il va s’en servir pour planquer le magôt qu’il a soustrait des caisses de la Nigerian Federal Bank dans les années 80 avant de louer la place au tristement célèbre Saany Abacha.

Chers amis lecteurs, vous aurez donc remarqué que le Fory aura écouté mes conseils et accepté de nommer un Premier ministre de large consensus. En fait ce n’est pas moi qui l’aurais fait changé d’avis. Il a vite compris que les « coup de gueules » sont différents des coups dans la gueule et, que si il ne se maniait pas, il allait non seulement les recevoir, dans les plus brefs délais, mais aussi que les bruits de bottes allaient très bientôt être des coups de bottes. Ehhhh pardon manguè mou kombi ma (on n’insulte pas le chef).

Alors notre Général a mis de côté son orgueil qu’il aime à brandir à chaque fois qu’il  est en position de force et il a fait venir un autre Lansana, « N’toman » comme il aime bien à l’appeler selon les proches du Fromager. Lansana Kouyaté cette fois et deuxième du nom à occuper le poste de Premier Ministre depuis que la Guinée est indépendante. (Conté en a usé 6 à lui seul)

Lansana Kouyaté est venu avec les ailes gonflées et même le grand voisin CODIVOIRIEN lui en a prêté celles de la présidence du pays.Il a entamé des consultations et surtout proposé un gouvernement que les Guinéens ont encore du mal à voir. 19 nouvelles recrues et surtout quelques-unes de renommée internationale comme Oumane Doré du FMI Justin Morel Junior, le grand manitou des médias qu’on     a enlevé à l’UNICEF aux grands lacs.
Thierno Oumar Bah de Shelter Afrique ou encore Dr Mamadou Camara qui va expérimenter ses nombreuses théories sur l’Agronomie, sont des valeurs sûres selon leurs CV. En tout cas, les Guinéens ont de plus en plus faim et les producteurs de plus en plus pauvres.
D’aucuns, parmis eux n’ont même pas encore pris fonction que des rumeurs écorchant leur probité morale commencent à circuler….  Dans une salle de classe, il y a toujours les TOTOS alors qu’ils sachent que le « Symbole » est là, quiconque ne parlerait pas le langage de la bonne Gouvernance, sera recalé à l’examen final. « Missé » Kouyaté va  strictement veiller là-dessus.

D’autres, en revanche, jouissent d’une probité morale jugée sans faille ; c’est le cas du vieux Saîdou Diallo qui hérite du  très sensible Ministère du contrôle économique et financier. On y a même ajouté Ethique et de la Transparence pour compliquer la tâche aux nombreux Mamadou Sylla et autres Fodé Soumah qui se cachent dans l’appareil de l’Etat
Le défi de Saïdou Diallo sera de veiller à ce que les administrateurs  fassent aisément la différence entre Res publica (la chose publique) et leurs biens personnels qu’ils vont d’ailleurs déclarer si l’ont en croit à certaines confidences proches du petit palais.

Les défis ne manquent pas, les nouvelles recrues ne chômeront certainement pas, car il y a tellement à refaire chez nous qu’il faudrait encore « une autre révolution » nous confient souvent les Guinéens au bord du désespoir.

Déjà Lansana Junior (il faut bien faire la différence !) a prévenu les ministres sortants : on ne « reforme rien ». Les pauvres ! ils ont tellement « reformé » dans le pays qu’ils étaient prêts à reformer le Palais du peuple ! J’imagine la tête d’un d’entre eux se voyant propriétaire du Palais du peuple. Ah oui ! c’était ça aussi la Guinée et l’image qu’on retiendra de l’ère Conté.

Les vautours partis- en tout cas on le pense- les autres ont du pain sur la planche, ils devraient se mettre tout de suite au travail et oublier les 60 millions qu’on débloquait d’habitude dans chaque ministère pour dit-on rénover les bureaux du nouveau patron. On prenait alors, le soin de déterrer les gris-gris des anciens et les remplaçait par des nouveaux. L’Afrique et ses mystères ! l’Afrique et ses mystères financiers j’ajouterais.

J’imagine que le PM va ordonner,  que ces fonds soient affectés à des projets de développement comme la reconstruction de la route desservant le sud du pays. 70 personnes en ont encore payé de leurs vies la semaine dernière.
Les infrastructures socio-économiques de base, la restauration de l’autorité de l’Etat, le plein emploi des jeunes et surtout la mobilisation des ressources pour tenir leurs belles promesses est une gageure pour le gouvernement le plus attendu de ces dix dernières années.

À la communication  et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (elles ne sont plus d’ailleurs si nouvelles que ça !),  un périlleux exercice attend Justin Morel Junior : la redéfinition du service public pour les médias d’Etat. Une rupture est prévue là aussi avec le passé. La RTG et les autres médias d’Etat doivent suivre le mouvement et s’adapter aux nouvelles exigences du métier. Le niveau médiocre de couverture de la précédente grève parle d’elle-même.
La presse privée, ainsi que les nouvelles radios ont besoin de mesures consolidant leur existence. Le secteur de l’Internet a besoin d’attention particulière et la presse en ligne a besoin de sortir de sa semi clandestinité pour occuper sa place dans le paysage médiatique guinéen.
La détaxation des intrants d’imprimerie, les aides directes à la Presse écrite sont des pistes à explorer pour permettre aux entreprises de Presse de survivre, car avant tout, ce sont bien des entreprises. La protection des journalistes contre les attitudes liberticides, les délits d’opinion devraient trouver leurs tombes  avec l’arrivée de JMJ.

Boh Keita, lui devra en plus d’intégrer les manuels de procédure pénale dans les équipements de nos braves policiers (braves par rapport à eux-mêmes), préparer les consultations électorales législatives. Question de voir ce que le PUP vaut sans son illustre Président. Aussi un test sur la sincérité de  Lansana Kouyaté.

Les autres ministres se passeront de mes réflexions de journaleux et découvriront dans les prochains jours ce qui les attend.

Je vous entends déjà de loin vous dire, à propos de moi « quel rêveur celui-là ! », mais Alfred Capus ne disait-il pas  « qu’Il faut rêver très haut pour ne pas réaliser trop bas ».

À la semaine prochaine, !

Posté par le petit peuhl à 21:40 - mes coups de gueules - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

l'armée et ses combats

Chers amis lecteurs,

La semaine dernière a vu se terminer le ballet des passations de service et la mise en marche du Gouvernement de Lansana kouyaté. Les cent jours d’observation viennent de commencer !

Dans ce ballet, l’on a retenu une figure particulièrement intéressante ; celle de la passation de service au ministère de la défense.
Au camp Samory Touré, le ministre sortant le Général Lansana Conté a « passé la main » au général Arafan Camara. Pour une fois que Sana kouyé passe la main, le déplacement en valait la peine, alors tout le gratin de la grande muette a fait le déplacement pour se voir présenter leur nouveau chef.
Cette passation intervient, quelques semaines après les douloureuses journées de janvier février qui ont coûté la vie à plus d’une centaine de personnes dans les rues de Conakry. Journées qui ont terni considérablement l’image des forces armées guinéennes.
Tout compte fait, nos bidasses et leur tout nouveau chef ont du travail, une nouvelle bataille à engager, celle de faire la différence entre les bandits et les militaires de carrière. Séparer la graine de l’ivraie : Faire toute la lumière sur les événements de janvier 2007 et faire en sorte que cela ne se reproduise plus jamais.
Chers amis lecteurs, que ce soit clair, ce n’est pas toute notre armée qui est mauvaise, mais son encadrement, et surtout certaines recrues.
Quand je sais que la plupart des recrues de l’armée depuis 1990 l’ont été parce qu’ils ont échoué au cursus scolaire ou parce qu’ils étaient des enfants difficiles, je ne suis pas étonné des exactions commises sur les populations guinéennes.
Finie la grande gloire et les combattants guinéens de l’indépendance qu’on a vu en Angola, au Congo, au Mozambique, en Algérie etc.

De nos jours, les plus hauts-faits de guerre de nos soldats sont : le racket, le viol, le vol et même l’escroquerie et l’abus de pouvoir.
Les jeunes Guinéens se souviennent encore des célèbres opérations militaires tactiques dénommées « monté- monté » (opération qui consiste à embarquer tout citoyen que l’on croise la nuit pour les soumettre le lendemain, à des  corvées dans les casernements). Ah ces bidasses ! ils sont des milliers et ils n’ont qu’une seule idée, celle du chef !

Eh oui, fini les temps ou l’uniforme kaki attirait des regards admiratifs. Fini les parades militaires ou les chanson- hommage à la Demba Camara.

Chers amis lecteurs, ceci montre la profondeur du divorce entre les populations et son armée. Les centaines de familles endeuillées par les balles de ses militaires ruminent encore leurs chagrins, au même titre que ceux des folles journées de juillet 1985, au lendemain du prétendu « coup Diarra » et du cinglant WOFATARA. Ou encore des cas isolés de militaires. Car des cas isolés, il y en a bien eu : des arrestations arbitraires aux nombreux cas d’abus de pouvoir, les civils continuent encore de payer les frais.et le gouffre se creuse de plus en plus entre la première institution de notre république et sa population.

De la réduction du budget militaire, à l’application rigoureuse du statut de l’armée, en passant par le bulletin rouge, il y a de quoi donner des cheveux gris au plus jeune général des FAG. Les avancements arbitraires en grade, la formation des sous-officiers, la professionnalisation de notre armée requièrent  bien plus que des mots, mais de véritables actes et ces actes doivent être posés maintenant !
Histoire de redorer un blason taché de sang guinéen.
À la semaine prochaine !

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