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le petit peuhl

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01 mai 2007

Les mutilations genitales féminines

Pratiques séculaires et surtout rituelles qui ont une importance certes dans la vie culturelle de nos sociétés africaines, les mutilations génitales féminines sont de plus en plus contestées depuis plus d’une vingtaine d’années en Afrique, du fait que leurs rôles, dans la dégradation de la santé des femmes est de plus en plus établi par la communauté scientifique au niveau continental et même international.

En Afrique, dans plusieurs pays ayant ratifiés la convention africaine des droits de l’Homme et de la personne, l’excision et l’infibulation sont encore pratiquées et continuent à peser dangereusement sur la santé de plus de 120 Millions de femmes en Afrique; chiffre qui représenterait plus du tiers de la population féminine africaine selon le Groupe des femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes (GAMS).

L’on dénombrerait deux sortes de mutilations génitales sur le continent:
L’excision qui est une pratique qui consiste à  l’ablation d’une partie plus ou moins importante du clitoris et des petites lèvres, et l’infubilation qui est en plus d’être une excision, est une ablation des grandes lèvres dont les deux moignons sont suturés bord à bord. La vulve est remplacée par une cicatrice fibreuse, l’ouverture vaginale disparaît pour laisser la place à un minuscule orifice.

Dans tous les cas, l’on sait que ces deux pratiques sont toujours exercées en Afrique et représentent pour la femme une véritable action d’intégration dans la société ou ces pratiques existent depuis des millénaires. Plusieurs arguments sont portés pour  justifier tant bien que mal l’excision. Parmis les plus infondés, on retrouve le contrôle de la sexualité chez la femme, la chasteté ou encore le besoin de garder leurs virginités jusqu’au mariage, gardant ainsi leurs familles respectives de la honte .
Dans les pays occidentaux comme la France, la grande Bretagne, la Hollande ce sont les familles immigrées qui pratiquent le plus souvent l’excision. En France, des actions en justice ont été à maintes reprises engagées contre des exciseuses spécialement «déplacée » pour faire le travail.
Nombreuses sont les filles qui souffrent de ces traumatismes ou ont des complications et voir même des décès pendant leurs couches.


Souvent pratiquées par des personnes d’un certain âge qu’on appelle les « exciseuses », l’excision ou l’infubilation sont souvent pratiquées par des instruments souillés, non stérilisés qui sont le plus souvent vecteurs de maladies comme le VIH-SIDA ou le Tétanos.

Des voix ont d’ailleurs plaidés un moment pour la professionnalisation de la pratique pour limiter les dégâts. Plaidoyer que les associations de défense des droits des femmes ainsi que les associations corporatives ont rejettés, arguant une certaine “légalisation de la profession” alors qu’elle est  pratiquée de nos jours dans plusieurs pays africains comme  au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, en République Centrafricaine, en Côte d’Ivoire, en Gambie, au nord du Ghana, en Guinée, en Guinée Bissaü, au Kenya, au Mali, en Mauritanie, au Nigeria, en Ouganda, au Sénégal, en Sierra Leone, en Tanzanie, au Togo, au Tchad. et selon le Groupedes femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants, l’infibulation est pratiquée dans la corne de l’Afrique comme , l’Ethiopie, l’Erythrée etc.

La question des mutilations génitales féminines relance carrément le débat sur la nécessité de maintenir cette pratique dans nos sociétés qui sont les fruits d’un héritage anté- islamique, contrairement à ce que nombre de personnes croient. Dans aucune partie du saint Qu Oran, il n’est mentionné que l’excision est une pratique religieuse .
Ce débat relance aussi sérieusement la question de la condition des femmes dans nos sociétés et requiert une réflexion profonde afin d’adapter nos valeurs culturelles à nos besoins de santé publique  et d’épanouissement.
Les plus pratiques et  écoutés du débat sur l’excision prônent un maintien des rituels et la suppression des mutilations, car en Afrique, il ne faut pas l’occulter, l’excision est une étape essentielle dans l’éducation de la jeune fille. Cette période représente un stage au cours du quels les jeunes filles, en contact avec plusieurs de leurs camarades, apprennent des valeurs essentielles comme le sens de la famille, l’honnêteté, le devoir et elles connaissent mieux leurs devoirs  de mère.

La polygamie, l’excision, le mariage forcé et précoce sont aujourd’hui mis sur la table par les africaines elles mêmes qui représentent plus de la moitié de la force de production dans nos sociétés africaines.

Posté par le petit peuhl à 19:37 - mes coups de gueules - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

bravo cher !!!

je te tire mon chapeau cher, denoncer cette pratique est une chose que tout africain sensé se doit faire; car elle nuit à l'épanouissement de la fille en tant de femme. you know what i mean right!!!

Surtout ne t'arrêtes pas à ces quelques phrases ,il faudra aussi joindre l'acte à la parole.

PS: pas exemple militer auprès des organismes engagés pour lutter contre cette pratique dégradante et dangereuse.

bah hawa

Posté par hawa, 14 mai 2007 à 05:56

nos amis les bêtes

vu d'ici on est encor a l'age de pierre dans tous ces pays ou ce genre de barbarisme subsiste,ça mettra du temps et l'islam et les hommes seront le frein essentiel a labolition de ces pratiques.une sugestion:en france on pourrai dejas faire un examen clinique systématique de toutes les petites filles nées de parents issus de ces pays ou l'excision ou l'infibulation(quelle horeure) existe ,faire ces examen tous les ans par des praticiens habilites et a chaque fois qu'une mutilation sexuelle est constatée mettre directement en prison le père qui est celui qui selon la tradition orchestre ces pratiques(qu'elles soit faites en france ou bien dans le pays d'origine ,ce qui est le cas la pluspart du temps).ce serai tout a fait normal non?vu qu'il y a une peine prevue pour ça,de même qu'il est normal de juger un pedophile qui sevi en thailande ou ailleur dans son pay d'origine.voila je pense que cela pourrai accelerer les changements de mentalitée(masculine!!)voila ce que j'avais a dire,faites passer.

Posté par un europeen, 29 août 2007 à 16:20

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