19 août 2007
lisez ce livre, je vous le recommande
le recit du cirque de la valee des morts......... dans une Afrique qui commence a vraiment etablir les responsabilites, beaucoup de gens s'y retrouverons.
Le Danube a vu Mozart, Sissi et moi passer
je reviens de Vienne, Murzzuschlag, Shonbrunn et autres contrees d'Autriche. j'y ai vu des amis, des connaissances et aussi rencontre mon hero. je vais vite fait au Canada et je vous promet de tout vous raconter dans un long, mais edifiant article a mon retour. je vous raconterais l'histoire de Sebel ti et du rhynoceros tachete.
Spritus Fulanus
30 juillet 2007
ça sent mauvais au pays !!
Chers amis lecteurs,
Voici un bon moment que votre fidèle serviteur ne vous a pas griffonné un petit billet pour analyser avec vous l’actualité : Une seule explication à cela, j’étais au pays de Sana Kouyé et de son Premier Ministre Lansana Kouyaté et croyez-moi, cela ne sent pas encore le changement, mais plutôt l’avant changement. Malgré tous les efforts fournis.
Le Gouvernement du large consensus sous la « direction » de Lansana kouyaté s’embourbe apparemment dans une gadoue qui ne dit pas son nom. Les échéanciers se dérobent sous leurs pieds et les enfants de Bambéto-Cosa font des sorties intempestives à chaque fois que l’électricité tarde à vernir. Eh oui c’est le plus important groupe de pression du pays. Ça sent mauvais !!!
Les syndics tapent de la table et rappellent au « messie » euh pardon au PM (c’est comme cela qu’on l’a appelé en Forêt) ses engagements. Le Gouvernement rétorque que ce n’est pas en quelques mois que l’on va résoudre les problèmes de 49 ans.
Le fait est qu’aux premières heures de leurs nominations, c’est ce que l’équipe de Kouyaté nous a fait croire ! Aussi bien qu’en 49 ans d’indépendance, aucun gouvernement n’a été aussi applaudi par les populos de notre chère Guinée. Ce qui fait que nos Ministres ont eu une overdose d’assurance et y en a même qui ont promis de mettre un pont entre Kassa et Kaloumi !!! attends !!
Je disais que cela ne sentait pas du tout bon au pays. Le malaise est si palpable qu’il est à couper au couteau et maintenant d’ailleurs il est tout gluant de discours ethnocentristes que certaines personnes mal intentionnées brandissent pour expliquer leurs malheurs. Ah ça sent très mauvais ! sur tout pour les Kawous !!
Pendant que le Ministre de l’économie et des finances se fait féliciter pour les efforts fournis en matière de gestion, il n’y a toujours pas d’eau et d’électricité dans la cité. Et le téléphone ne se porte pas mieux, malgré l’arrivée très prochaine d’une Orange pressée (par les nombreux dessous-de-table et autres formes de corruption qui entourent l’octroi de la licence d’exploitation). Le réseau Lagui continue lui, à bouder et Areeba fait sa moue de femme battue. En tout cas au pays, ça sent mauvais !
L’actualité a été aussi l’enlèvement d’un certain Sidikiba KEITA fils du très controversé Fodéba Keita. Ancien Ministre, poète, chorégraphe talentueux et surtout concepteur diabolique du Camp Boiro, un mélange de Trotski et de Tolstoï si on veut car on lui devrait aussi l’organisation de l’armée guinéenne. Son fils serait dans les filets (très poreux) de la police guinéenne, qui le soupçonne de tentative de subversion. La Complotite nous revient encore. Ça sent mauvais !
Mais très vite cette affaire a été masquée (médiatiquement biensur !) par ce que l’on convient d’appeler désormais l’affaire « Brada », qui se voit reconduit par Sana Kouyé comme Préfet de Dubréka.(Le vieux fait des décrets verbaux maintenant, il les souffle dans les oreilles des promus !!).
Le pauvre veut s’accrocher bec et ongle au seul canot de sauvetage que le Tsunami social guinéen a laissé.
Aux dernières nouvelles, après de violentes manifestations, c’est le Gouvernement qui a raccompagné la nouvelle mariée euh pardon, Monsieur le Préfet !
Brada et Conté étaient partis pour un « Attaya » chaud !! Ça sent mauvais !!
Chers amis lecteurs,
J’ai rencontré aussi les jeunes ; « Les plus gros perdants du changement », comme m’a confié un jeune journaliste de la place. « Aucune mesure concrète n’a été prise pour nous donner du travail » se répètent la majorité des jeunes.
Lors de la visite africaine de Mouammar Kadhafi dans notre pays, le PM annonce que le Président Conté offre 2 milliards et demi de francs guinéens en faveur des jeunes. Salves d’applaudissements, roulement de tambours au stade du 28 Septembre, on pense que le pauvre revient à la raison !!
Seulement voilà, après quelques semaines, des voix s’élèvent contre la gestion de ce Fonds qui commence dit-on à prendre des formes qu’on lui connaissait auparavant. Suivez mon regard.
Ils avaient été les plus nombreux à descendre dans les rues en janvier février, pour les récompenser, on prolonge l’âge de départ à la retraite et on décrète que cela n’a aucune incidence sur l’emploi des jeunes.
Quand je pense que Conté a dédié sont mandat à la jeunesse, je me demande bien comment ça serait si c’était dédié aux vieux !!!
Ça sent mauvais (pour les jeunes)
Les législatives ne sont pas pour cette année encore. En tout cas, c’est ce que tenteraient de nous expliquer les différents acteurs (partis politiques, Gouvernements et bailleurs de fonds) à coups de déclarations à la Presse.
Soit !! pourvu que l’on ne revienne pas aux chef-d’œuvres frauduleux des années Gomez-Solano et Kiridi . Ce sera le grand test de sincérité du Gouvernement du large et du consensus. Une sorte de match de gala en attendant les présidentielles de 2010.
En attendant tout ceci, ainsi les promesses de notre Gouvernement, passez une très bonne semaine, et à la prochaine.
09 mai 2007
le hongrois gagne chez les gaulois
voilà ce qu'on peut faire ensemble avec Sarko!!!!!
04 mai 2007
aux pieds de Wilberforce!!
il y quelques semaines, lors d'une visite de routine au College Saint Jhon, j'ai pris le temps de visiter la chappelle et la galérie des célèbres saint jhoniens. Dévinez qui est ce que j'ai découvert, la statue de William Wilberforce en personne, aux coté d'Isaac Newton et autres grands penseurs et scientifiques qui ont fait la fierté de cette Université.
la particularité de Wilberforce, c'est le courage et la détermination avec la quelle il a défendu l'abolition de l'esclavage au 18eme siècle.
en Février dernier, lors de la célébration du bicentenaire de l'abolition de l'esclave en Angleterre, la Reine en personne lui a rendu un hommage. Hommage que ce politicien (il a été député), protestant et philantrope anglais a bien mérité, au même titre que Granville Sharp, Olaudah Equiano, Thomas Clarkson ou Zachary Macaulay (Ecosse), autres abolitionistes d'Albion.
A ses pieds, j'ai beaucoup refléchis à la situation actuelle des personnes de couleurs vivant dans le monde et surtout du rapport de force dans les relations humaines.
ma conclusion est celle-ci: nous devons
encore nous battre pour qu'il y ait une véritable justice sociale.
Méditons à ce proverbe de Victo Schoelcher, qui dit :
disons nous et
disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface
de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente
faite à la race humaine toute entière.
| ||||||||
01 mai 2007
Totteham
à l'occasion de la journée internationale de l'amitié, le centre international pour la promotion de la paix, m'a fait l'honneur de m'inviter à animer un atelier sur la résolution des conflits.
histoire d'apporter le point de vue des jeunes sur la question.
le stade de Tottenham Hotspurs à Londres était le cadre et j'ai pas manqué de jouer à la star, exactement là où Edgar Davis en personne donne ses interview. cool non!!!
ce que femme veut....
On m’a raconté qu’en Mars 70, les femmes du Marché de M’Ballia marchaient sur le Palais Sékhoutéra pour protester contre les agissements de la police économique . le Président Sékou Touré, tribun rompu à la stratégie des retournements de situation avait séance tenante dissout la police économique.et depuis dit on, le mythe du régime Sékou Touré perdait de sa superbe.
Ce sont ces mêmes femmes m’a t-on raconté, qui chantonnaient les premières aires de l’indépendance lors de la visite du Général DEGAULLE en 1958 , et qui s’est terminé par le cinglant discours indépendantiste de Sékou Touré.
Je sais aussi que la première femme présidente du conseil de sécurité des nations unies est une femme de surcroît guinéenne, africaine.
Je me souviens aussi que les femmes ont libéré Macenta des hordes rebelles en 2001.
Je me souviens aussi que des femmes de la Mano River Union ont désamorcé un conflit qui devenait latent entre le Président Conté et un certain Charles TAYLOR alors tout puissant chef de guerre libérien.
Je me souviens tout aussi qu’à la maison, chez moi, ma mère avait la gestion de toutes questions domestiques bien que mon père fut le chef de famille.
Je me souviens aussi que dans bon nombre de familles ou je comptais des amis, les mères avaient en charge de mettre du pain sur la table chaque jour.
J’avais des copines et nombres de camarades qui faisaient un petit commerce à l’école pour aider leurs mères dans l’achat des denrées alimentaires.
Je me souviens aussi que les filles étaient à maintes reprises les plus intelligentes de ma classe,mais les premières à abandonner le cursus, pour qu’un cousin ou un oncle les trouvaient à son goût pour les prendre pour seconde troisième et voir même quatrième femme. Avec la bénédiction des parents de la femme d’ailleurs.
Aujourd’hui encore les mêmes souvenirs me reviennent et je me demande pourquoi les femmes, qui représentent plus de la moitié de notre population (selon des statistiques du Ministère du Plan) sont les plus pauvres, les plus touchées par la pandémie du siècle, eh oui ! le VIH SIDA se féminise de plus en plus !
Les plus touchées par les violences conjugales,
les moins présentes dans les instances de décisions et surtout celles qui sont sacrifiées à l’autel des moeurs les plus rétrogrades de nos temps.
Aujourd’hui quesqu’il reste de la légende guinéenne des femmes? (qui a dit d’ailleurs que la Guinée porterait leur nom? Guinè = femme en langue Sosso)
Pour commencer, il n’existe aucune statistique ou études sérieuses sur la problématique des femmes en Guinée.
Après la conférence de Beijing et son évaluatrice dix ans après, les femmes font toujours l’objet de violences dans nos familles, elles sont moins présentes dans nos gouvernements. Moins présentes dans les instances décisionnelles à tous les niveaux.
“Le dernier Gouvernement n’a retenu que 5 femmes ministres alors que notre pays était cité en exemple, il y a deux ans” s’indigne Nanfadima Magassouba, présidente de la Conag-DCF, un des plus important réseau de défense des droits des femmes en Guinée.
Aujourd’hui, nul besoin de statistiques pour dire avec certitude que l’environnement socio-économique ne favorise pas l’épanouissement des femmes dans notre pays.
“j’ai été forcée à abandonner mes cours à l’université pour épouser un de mes cousins qui vit en Europe” regrette Fatoumata Condé, mère de deux enfants.
Des cas comme ceux-ci, il y’en a des milliers et les jeunes femmes forcées à se marier se comptent par grappe dans nos société.
« Les jeunes filles quant à elles sont en proie à toutes sortes de débauches dont la principale cause est l’échec et le manque d’affection qu’elles trouvent dans leurs futures vies conjugales »
Les veuves guinéennes ont quant à elles, à supporter deux afflictions en plus de la perte de leurs maris, elles sont non seulement “recasées » chez un des frères du défunt, mais surtout mise à l’écart dans le processus d’héritage et de fois avec leurs enfants et sans aucun moyen de subsistances.
Pourtant, nos textes fondamentaux, protègent les femmes et surtout leurs droits. Nos religions sont formelles dans le respect de la dignité des femmes.
“ Ce sont des attitudes machistes qui ont perdurés dans le temps et qu’on consomme actuellement, de façon inconsciente” nous confie un sociologue.
La situation de nos mères, de nos soeurs, ne fait que s’aggraver de jour en jour et si rien n’est fait, c’est plus de 53% de notre population qui est condamnée à vivre les mariages forcés, les mutilations génitales, le lévirat, le sororat etc.
Pourtant à en croire les faits historiques, les femmes ont toujours été une force politique qui ait réussi à obtenir des résultats politiques concrets dans ce pays en plus du fait qu’elles représentent également une grande partie de l’électorat de notre pays.
Les associations de défenses des droits des femmes appellent à un changement de comportement et surtout à une plus grande implication des femmes dans le processus de prise de décision.
À quand une femme Préfet?, une femme, Premier ministre, présidente de l’Assemblée etc.
Les mutilations genitales féminines
Pratiques séculaires et surtout rituelles qui ont une importance certes dans la vie culturelle de nos sociétés africaines, les mutilations génitales féminines sont de plus en plus contestées depuis plus d’une vingtaine d’années en Afrique, du fait que leurs rôles, dans la dégradation de la santé des femmes est de plus en plus établi par la communauté scientifique au niveau continental et même international.
En Afrique, dans plusieurs pays ayant ratifiés la convention africaine des droits de l’Homme et de la personne, l’excision et l’infibulation sont encore pratiquées et continuent à peser dangereusement sur la santé de plus de 120 Millions de femmes en Afrique; chiffre qui représenterait plus du tiers de la population féminine africaine selon le Groupe des femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes (GAMS).
L’on dénombrerait deux sortes de mutilations génitales sur le continent:
L’excision qui est une pratique qui consiste à l’ablation d’une partie plus ou moins importante du clitoris et des petites lèvres, et l’infubilation qui est en plus d’être une excision, est une ablation des grandes lèvres dont les deux moignons sont suturés bord à bord. La vulve est remplacée par une cicatrice fibreuse, l’ouverture vaginale disparaît pour laisser la place à un minuscule orifice.
Dans tous les cas, l’on sait que ces deux pratiques sont toujours exercées en Afrique et représentent pour la femme une véritable action d’intégration dans la société ou ces pratiques existent depuis des millénaires. Plusieurs arguments sont portés pour justifier tant bien que mal l’excision. Parmis les plus infondés, on retrouve le contrôle de la sexualité chez la femme, la chasteté ou encore le besoin de garder leurs virginités jusqu’au mariage, gardant ainsi leurs familles respectives de la honte .
Dans les pays occidentaux comme la France, la grande Bretagne, la Hollande ce sont les familles immigrées qui pratiquent le plus souvent l’excision. En France, des actions en justice ont été à maintes reprises engagées contre des exciseuses spécialement «déplacée » pour faire le travail.
Nombreuses sont les filles qui souffrent de ces traumatismes ou ont des complications et voir même des décès pendant leurs couches.
Souvent pratiquées par des personnes d’un certain âge qu’on appelle les « exciseuses », l’excision ou l’infubilation sont souvent pratiquées par des instruments souillés, non stérilisés qui sont le plus souvent vecteurs de maladies comme le VIH-SIDA ou le Tétanos.
Des voix ont d’ailleurs plaidés un moment pour la professionnalisation de la pratique pour limiter les dégâts. Plaidoyer que les associations de défense des droits des femmes ainsi que les associations corporatives ont rejettés, arguant une certaine “légalisation de la profession” alors qu’elle est pratiquée de nos jours dans plusieurs pays africains comme au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, en République Centrafricaine, en Côte d’Ivoire, en Gambie, au nord du Ghana, en Guinée, en Guinée Bissaü, au Kenya, au Mali, en Mauritanie, au Nigeria, en Ouganda, au Sénégal, en Sierra Leone, en Tanzanie, au Togo, au Tchad. et selon le Groupedes femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants, l’infibulation est pratiquée dans la corne de l’Afrique comme , l’Ethiopie, l’Erythrée etc.
La question des mutilations génitales féminines relance carrément le débat sur la nécessité de maintenir cette pratique dans nos sociétés qui sont les fruits d’un héritage anté- islamique, contrairement à ce que nombre de personnes croient. Dans aucune partie du saint Qu Oran, il n’est mentionné que l’excision est une pratique religieuse .
Ce débat relance aussi sérieusement la question de la condition des femmes dans nos sociétés et requiert une réflexion profonde afin d’adapter nos valeurs culturelles à nos besoins de santé publique et d’épanouissement.
Les plus pratiques et écoutés du débat sur l’excision prônent un maintien des rituels et la suppression des mutilations, car en Afrique, il ne faut pas l’occulter, l’excision est une étape essentielle dans l’éducation de la jeune fille. Cette période représente un stage au cours du quels les jeunes filles, en contact avec plusieurs de leurs camarades, apprennent des valeurs essentielles comme le sens de la famille, l’honnêteté, le devoir et elles connaissent mieux leurs devoirs de mère.
La polygamie, l’excision, le mariage forcé et précoce sont aujourd’hui mis sur la table par les africaines elles mêmes qui représentent plus de la moitié de la force de production dans nos sociétés africaines.
Le Pétrole guinéen rate son premier exam !
chers amis,
Chers amis lecteurs, les jours passent, mais, ne se ressemblent pas, à l’Assemblée nationale aussi, les sessions passent, mais n’ont pas le même déroulement.
Le choc a été dur et surtout amer pour nos nombreux députés qui avaient retroussés les manches pour opérer la plus grande partouze financière que notre pays ai jamais connu.
Sur instruction du Premier Ministre (aux dépens d’ailleurs d’un vice de procédure) le gouvernement a décidé de retirer les deux textes soumis à examen et relatifs à la CBK ainsi qu’à la concession pétrolière accordée à Hyperdynamic, à traver sa filiale SCS corporation.
Comme une sentence, le couperet est tombé ! les intérêts coupés avec ! la cupidité décapitée ! nos députés tapent sur la table, se rébiffent, mais NIET, NOWAY, les textes doivent être révisé et le Pétrole ne se partage pas de la sorte. Sauf peut-être le « KARASSINI » des lampes tempêtes de nos pauvres maman qui se démerdent chaque soir pour illuminer notre misère nocturne.
Fin de parcours (ou du moins de la course) pour hyperdinamics, sa filiale SCS ainsi que sa filière parlementaire.
Dès le lendemain, le bureau de l’Assemblée nationale tape sur la table et crie au vice de procédure, tout en rappelant les textes régissant les rapports entre l’exécutif et la représentation nationale.
Une façon de tenter une sortie honorable. Ah ! nos honorables députés, la sortie sera bien plus cadencée en Juin lors des prochaines législatives !
Hyperdynamics, who is who ?
Cette société de droit texan, a été créée en 1996. Cotée à la bourse de New York sous le symbole HDY, elle a atterri en Guinée dans des conditions mystérieuses. Conditions que l’ancien ministre des mines de l’époque relate dans une interview accordée à notre confrère de guinée news « L'arrivée de Hyperdynamic en Guinée est l'aboutissement de la démarche de Joseph Delawa depuis 1995, pour mettre main basse sur le secteur des ressources en Guinée, le pétrole en premier lieu. Je peux dire que dans cette affaire, Hyperdynamic et la Guinée sont toutes deux victimes de l'escroquerie de Delawa »
C’est à croire d’ailleurs que cette compagnie pétrolière a été créée juste pour la Guinée. Toutes ses projections reposent essentiellement sur l’Offshore guinéen. Et pour cela, elle n’a pas hésité en bonne société texane à user des moyens les plus bas pour mettre la main sur plus de 28.000 m2 de notre pétrole national. La projetant ainsi largement en tête - devant Total, Althani Corp, ou autre BHP Billiton- des sociétés se partageant le pétrole ouest africain.
Kent Paterson watt, Harry James Briers, Steven Plumb ainsi que leur vice-président pour la Guinée Famourou Kourouma (fils d’un ancien ambassadeurs à Washington), ont très bien négocié ce contrat, au point de s’octroyer la plus grande superficie pétrolière, jamais accordée à une société et le tout sous les bons hospices d’un certain joseph DELAWA, travaillant comme conseiller spécial du président sur les questions minières.
Joseph Delawa est selon des sources concordantes, venu en Guinée dans les années 90, à la faveur d’un voyage d’affaire relatif à l’acquisition de l’Hôtel de l’Indépendance. Découvrant que le secteur hôtelier n’est pas ce qu’il y a de plus enrichissant en Guinée, l’homme d’affaire d’origine mauricienne se découvre subitemment des compétences en matière de mines , au même titre qu’un Guido Santullo, Jean-Jacques Grenier, Rhoda Fawaf ou autres soldats de fortunes rodant dans notre pays.
La société ne tarde pas à faire parler d’elle, lorsque cette année, tout le staff fait le déplacement à Conakry, pour parapher avec le gouvernement de Fodé Bangoura le contrat leur octroyant l’Offshore guinéen. D’autres offshore, cette fois en termes de comptes bancaires ont certainement été à la base de ce bradage financier.
Pas étonnant d’ailleurs de retrouver des noms comme Aboubacar Somparé, Guido Santullo, Mady Soumah, Ousmane Sylla, Ahmed Tidjane Souaré, Chantal Colle … Quand vous entamer une procédure de recherche sur les siteweb financiers comme Edgar online (google) ou yahoo finance. Des noms que l’on retrouve également sur tous les forums de spéculateurs de bourse.
De Sugar Land (Texas, siège de la compagnie), à London en passant par New York l’indice HDY se portait bien et de nombreux spéculateurs s’intéressaient à cotation, il y a quelques jours.
Sur un forum de spéculateur, l’on voit même d’aucuns s’écrier « it’s the best deal of my life » entendez, c’est l’affaire de ma vie.
D’autres marquent la prudence en avançant que c’est « trop facile pour être pris au sérieux ». allez savoir pourquoi !
Kent Watts le patron de Hyperdynamic lui-même ne dit-il pas « qu’avec la plus grande concession pétrolière de l’Afrique de l’Ouest sa compagnie entend jouer un rôle de premier plan » en prélude au Forum économique Africain qui s’est tenu au Fairmont Hotel , à Washington, D.C. en Octobre dernier.
Bah! Oui ! Qu’il me dise comment va t il s’y prendre avec 20 employés et seulement une hypothétique concession pétrolière sur la Guinée.
La malédiction du Pétrole …
Après les affres du blood diamonds, place au blood petrol, surtout que les Américains ont décidé de pomper 25% de leur consommation domestique en Afrique avant 2015.
Le coup de foudre avec le diable est entamé, et le premier acte a consisté à annoncer en Février dernier, la création de l’Africom, le nouveau commandement du Pentagone pour l’Afrique.
Bientôt les bases militaires, ainsi que les « boys » vont essaimer dans tous les pays puants le pétrole.
Gare aux chefs d’Etat récalcitrants ; l’on pourrait voir de plus près leurs taux de démocratie et au pire des cas les déclarer Persona non gratta en occident.
On aura tout vu dans ce monde ; c’est comme si le Lion traitait le loup de bête sanguinaire !
Avec 15% de la réserve mondiale de pétrole, les pays africains vont subir encore une fois les conséquences de leurs richesses et surtout, ses populations payeront les frais d’un partage mondial fait à leur insu.
Un proverbe africain ne dit-il pas que « quand tu découvres du pétrole dans ton jardin, referme vite le puit avant que le voisin s’en rende compte… ».
On est mal barré !!
La valse des élections
Chers amis ,
Pendant que notre bien aimé Premier ministre prend son bâton de pèlerin et tente de ramener les nombreux boudeurs de la Guinée à la raison, autour de nous, les choses bougent et les situations se nouent et se dénouent.
Avril a commencé avec la prestation de serment du voisin Wade après une élection emportée au premier tour et une campagne menée tambour battant envers et contre tous les détracteurs du doyen des Présidents africains. Il fêtera d’ailleurs sa victoire devant un parterre important de chefs d’Etats et de gouvernement dont le nôtre et beaucoup de handicapés démocratiques de la sous-région.
Quelques jours plus tard, c’est au tour de la Mauritanie de s’essayer -pour la première fois depuis l’indépendance du pays- à des élections libres et transparentes. Et d’après la prestation de serment de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le coup d’essai est devenu le coup de maître et surtout une grande leçon de démocratie pour le reste de l’Afrique.
Le Colonel Ould Val rejoint ainsi le club des putschistes “éclairés” que notre continent a eu dont Amadou Toumani Touré, Abdou Salami Aboubakar, Malam Wanké qui ont vite compris que l’on pouvait faire un énorme service à son pays sans s’accrocher à la branche présidentielle.
Silence, le Nigéria vote…
Chers amis lecteurs, croyez-moi, beaucoup n’ont pas assimilés la leçon de démocratie et continuent toujours à se tailler des constitutions à leurs mesures.
Ce week-end, deux palais Présidentiels sont déclarés « à louer pour cinq ans » : l’Elysée et l’Aso Rock d’Abuja, le palais présidentiel de la république fédérale du Nigeria.
Le Président sortant, après plusieurs tentatives infructueuses de se tailler un costard constitutionnel, va devoir assister impuissant, à l’arrivée d’un nouveau président.
Dans ce pays de plus de cent millions d’habitants, (le plus peuplé d’Afrique et le plus riche), c’est la première fois qu’un civil va remplacer un autre, amorçant ainsi, la toute première transition démocratique dans le pays des Green Eagles (nom de la fameuse équipe nationale de football).
Aussitôt que le poste de président a été déclaré vacant, les rivalités se sont déchaînées et tous les coups (bas) ont été employés pour soutenir les candidats.
Atiku Aboubakar favori à la succession et ancien vice-Président de Obasanjo a failli payer cher son opposition au vieil homme, lors de la proposition de modification de la constitution. Il a été sauvé de justesse par la cour suprême, des allégations de corruption et de fraude qui ont tout de suite couru à son sujet après son limogeage (déclaré anticonstitutionnel d’ailleurs).
Chers amis lecteurs, chez nous en Afrique, l’imagination ne tarit pas quand il s’agit de frauder. À deux jours des élections, l’armée a intercepté des bulletins falsifiés dans la région de Kaduna et tenez vous bien les empreintes digitales étaient déjà apposées dessus. Le PDP est déjà pointé du doigt. Comme pour dire que le Président Obasanjo et son parti ne reculeront devant rien pour faire élire, Umaru Musa Yar'Adua, gouverneur de Katsina à la santé fragile et qui n’est autre que le frère de l’ancien général et richissime ami du Président Shehu Musa Yar'Adua.
Dans la catégorie des revenants, il faudra aussi compter avec l’ancien dictateur Muhammadu Buhari peu regardant des droits des journalistes ou des hommes tout court. Muhammadu Buhari est pourtant déclaré favori et semble déjà confortable dans cette position.
Les élections se sont déroulées dans une ambiance à couper avec du couteau, sur fonds de violence. Plus de deux cents personnes ont trouvé la mort depuis le 14 avril dernier, lors des élections des gouverneurs.
Dans tous les cas, le nouveau Président devra pour marquer la différence avec les autres, s’attaquer à la question de la corruption qui a vu s’envoler plus de 352 milliards de dollars depuis le début de la production. Somme qui représente selon le quotidien français le monde “l'équivalent de quatre fois l'aide occidentale pour l'ensemble de l'Afrique ces quarante dernières années.
Il faudra aussi calmer les enragés de Port Harcourt, la capitale pétrolière du pays qui a enregistré le rapt de plus de 600 étrangers travaillant pour les compagnies pétrolières, depuis 2006.
Des hommes armées, qui réclament une meilleure répartition du revenu pétrolier .
France, tous ensemble contre Sarkozy…
La France elle vient de connaître une amélioration sensible, soit 15% du taux de participation aux élections Présidentielles comparé à celles de 2002.
Les premiers résultats n’ont pas fait de surprises, Sarkozy reste en tête avec près de 30% des suffrages, suivi de Royal avec 25,%. Pas vraiment de quoi défaire les bagages des nombreux immigrants sans papiers vivant sur le territoire français. Je les entends déjà jurer d’ici en maudissant leur sort.
Que nos parents Diakhankè recherchent les chapelets dès maintenant pour rééditer leurs exploits de 1995 avec Jaques Chirac. Si non, plus de N’TAKHATO FARANCI (entendez, je vais en France en langue Diakhankè).
Dans tous les cas, le 6 mai prochain nous dira, lequel des deux camps a su négocier avec le très bruyant Bayrou qui jouera certainement son poste de Premier Ministre et chef gouvernement avec le score qu’il vient de réaliser.
Au même moment, notre Premier ministre en séjour à Paris, a laissé échapper qu’il entend négocier le report des législatives en Guinée.
Dans tous les cas, on l’observe.
A la semaine prochaine !
